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BERCÉ PAR LES RAPIDES
Quand la lune est lourde et pleine d'histoires les nymphes caressent les paupières du soir c'est juin qui nous étreint de toute sa moiteur Quand la chute coule en lames d'ivoire lentement l'ivresse embrume les mémoires les corps sont empreints d'une douce torpeur Quand la brise chuchote pour nous émouvoir la nuit diablesse goûte sa gloire mais je sais qu'elle craint les premières lueurs Quand les brumes flottent et troublent le miroir que les fées se glissent dans leurs robes noires plus rien ne restreint l'esprit du dormeur Bruno G. Simard 30 /06/96 |